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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 20:38

03 janvier 2014 | Par Jade Lindgaard (Médiapart)

 

Pourquoi la société française a-t-elle si bien accepté le nucléaire ? Pour la chercheuse Sezin Topçu, c’est le résultat de stratégies très efficaces : la politique du fait accompli et l’art de gouverner par le secret.

Comment expliquer la suprématie de l’atome dans le système de production d’électricité en France alors que l’opposition au nucléaire fut ici, dans les années 1970, l’une des plus importantes d’Europe ? Pour l’historienne et sociologue des sciences Sezin Topçu, l’exception nucléaire française ne doit rien au hasard. Elle ne tient pas non plus à une appétence singulière du peuple français pour l’énergie radioactive. Elle est au contraire le résultat de stratégies redoutablement efficaces : la politique du fait accompli et l’art de gouverner par le secret. D’abord conçu dans le secret des cercles militaires, le programme « tout électrique, tout nucléaire » a été mis en place dans les années 1970 avec une célérité qui ne laissa pas le temps au grand public de prendre conscience de la portée du choix énergétique qui était en train de se faire.

Mais ce sont sans doute les chapitres que Sezin Topçu consacre aux années 1980 et 90 qui sont les plus instructifs et les plus surprenants : la chercheuse y décrit comment l’industrie du nucléaire a excellé à développer une forme de « gouvernement par le secret ». Empruntant à l’œuvre du philosophe Michel Foucault, elle explique comment les nucléocrates ont réussi à contrôler leurs critiques, en les focalisant sur l’enjeu de l’accès à l’information. L’accident de Tchernobyl en est l’un des points d’acmé. Après les déclarations aberrantes de Pierre Pellerin, directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), expliquant à la télévision que le nuage radioactif s’était arrêté aux frontières de l’Hexagone, les antinucléaires hurlent et réclament l’accès à une information décente concernant l’exposition à la radioactivité.

À partir de la fin des années 1980, une bonne part de leur lutte et de leur énergie est consacrée à l’obtention de données : sur la composition des rejets liquides et gazeux des réacteurs, sur le traitement des déchets… Et plus beaucoup dirigée contre le système nucléaire, ses dangers, le casse-tête des déchets. Dans le même temps, l’État et EDF se lancent dans une grande stratégie d’ouverture et de discussion avec la société civile. Des comités locaux d’information se créent, des débats publics s’organisent : ils mobilisent les militants associatifs, souvent bénévoles, qui s’épuisent en réunions sans véritable prise sur le processus de décision. Cette histoire de l’acceptation sociale du nucléaire n’avait jamais été écrite. La lecture de ce livre original et foisonnant se révèle édifiante.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 15:34

Écouter !

"Dernières mauvaises nouvelles de Fukushima"

dans "La Tête au carré", réécouter l'émission du 2 septembre 2013, sur France Inter:

http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-dernieres-mauvaises-nouvelles-de-fukushima-0

avec Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), en charge de la sûreté des installations nucléaires

et Sophie Houdart , anthropologue, chercheure au Centre National de la Recherche Scientifique et Membre du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative.

Elle est spécialiste du Japon. En 2012, elle était à Fukushima, son tout dernier terrain, autour de la mesure de la radioactivité.

Lire aussi !

"Le Japon sans énergie nucléaire depuis le 15 septembre":

http://www.actu-environnement.com/ae/news/japon-arret-centrale-ohi-19452.php4#xtor=EPR-1

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 18:38

André Paris revient parmis nous le 28 juin 2013 à Saint marcellin

pour une projection-débat intitulée:

 

« Le Tour de France du Nucléaire »

 

Affiche-conf.-fond-blanc-A-Paris---Copie.jpg

 

Le vendredi 28 juin à 20 h, à la salle des Conférences de Saint Marcellin ( espace saint Laurent) la Commission pour des Alternatives au Nucléaire ( CAN) de GSE (Gresivaudan sud ecologie) vous invite à une projection commentée et un débat animés par André PARIS.
 

 

Après avoir réalisé en partenariat avec la CRIIRAD un « Atlas des contaminations radioactives en France et en Europe », André Paris, (géologue et ingénieur agronome aujourd’hui retraité) a constaté que les installations atomiques étaient méconnues même au niveau du « paysage » et ce, au royaume atomique de France qui en est pourvu plus densément que nul autre. Son diaporama commenté, « La France atomique » propose d’en faire le tour avec un sens certain de l’anecdote et de l’humour. Venez nombreux le découvrir.

 

Accueil convivial à 20h par les membres de la CAN

qui seront aussi sur le marché de Saint Marcellin pour distribuer le programme

le samedi 22 entre 10h et 12h.

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 20:25

Lettre adressée aux dirigeants du monde par 9 Prix Nobel de la Paix dans les premiers mois de la catastrophe de Fukushima et pour le 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

Lettre ouverte de neuf Prix Nobel de la Paix aux dirigeants du monde
26 avril 2011

En ce 25ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine - et plus de deux mois après les gigantesques tremblement de terre et raz-de-marée qui ont dévasté le Japon – nous, soussignés et lauréats du Prix Nobel de la Paix, vous demandons d’investir dans un futur plus sûr et plus pacifique en vous engageant pour favoriser les sources d’énergie renouvelable. Il est temps de reconnaître que le nucléaire n’est pas une source d’énergie propre, ni sûre, ni économiquement abordable.

Nous sommes extrêmement inquiets de voir que la vie des Japonais est menacée par la radioactivité dispersée dans l’air, l’eau et la nourriture suite à la panne qui a eu lieu à la centrale nucléaire de Fukushima. Nous sommes fermement convaincus que si le monde cesse d’utiliser l’énergie nucléaire, les générations futures des peuples du monde entier - et en particulier les Japonais qui ont déjà trop souffert - connaîtront une vie plus pacifique et plus sûre.

"Vingt-cinq ans après Tchernobyl, il y a des gens qui affirment que les choses s’améliorent. Je ne suis pas d’accord", c’est ce que dit Mykola Isaiev, qui fut l’un des liquidateurs de Tchernobyl (les personnes qui contribuèrent à nettoyer le site). "Nos enfants sont malades parce qu’ils ont mangé des aliments contaminés et notre économie est anéantie." Isaiev ajoute qu’il peut se mettre à la place des liquidateurs qui travaillent actuellement au Japon. Comme lui, ils ne mettaient probablement pas beaucoup en question la sûreté nucléaire.

Entendez ce que déclare un commerçant de Kesennuma, l’une des villes de la côte Nord-Est ayant subi de plein fouet le tsunami : "Ces radiations sont quelque chose d’absolument effrayant. C’est bien pire qu’un tsunami. Un tsunami, ça se voit. Mais ça, on ne peut pas le voir".

La triste réalité, c’est que la crise radiologique qui frappe actuellement le Japon peut se produire à nouveau dans d’autres pays, comme elle s’est déjà produite à Tchernobyl en Ukraine à l’époque soviétique (en 1986), à Three Mile Island aux États-Unis (en 1979) ainsi qu’à Windscale/Sellafield au Royaume-Uni (en 1957). Les accidents nucléaires peuvent être engendrés - et le sont effectivement – par des catastrophes naturelles - comme un tremblement de terre ou un raz-de-marée – ainsi que par des erreurs et négligences humaines. Dans le monde entier, les gens craignent aussi l’éventualité d’attentats terroristes dirigés contre des centrales nucléaires.

Mais la radioactivité ne doit pas seulement nous inquiéter en cas d’accident nucléaire. Chaque étape de la chaîne du combustible nucléaire relâche de la radioactivité, à commencer par l’extraction de l’uranium ; ensuite, cela continue durant des générations car les déchets nucléaires contiennent du plutonium qui restera toxique pendant des milliers d’années. Malgré des années de recherche, les pays ayant un programme nucléaire, à l’instar des États-Unis, ont échoué à relever le défi que constitue la recherche d’un stockage sûr et sécurisé du combustible nucléaire "usagé". En attendant, des déchets nucléaires supplémentaires sont produits chaque jour.

Les partisans de l’énergie nucléaire doivent affronter le fait que les programmes nucléaires civils fournissent les matières nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires. C’est bien là la préoccupation sous-jacente face au programme nucléaire iranien. Tandis que, pour continuer dans la voie de l’énergie atomique, l’industrie nucléaire préfère ignorer cette énorme menace, celle-ci ne disparaît pas du simple fait qu’on la minimise ou qu’on l’ignore.

Nous devons également nous confronter à la dure réalité économique de l’énergie nucléaire. Dans une économie de libre marché, le nucléaire ne rivalise pas avec les autres sources d’énergie, tout simplement parce qu’il n’en a pas la capacité. L’énergie nucléaire est un choix énergétique au coût exorbitant, qui est en général payé par les contribuables. L’industrie nucléaire a reçu des subventions considérables - l’argent des contribuables, donc - de la part des gouvernements, qui ont apporté leur garantie pour le financement de la construction des centrales, pour limiter la responsabilité des opérateurs en cas d’accident et assumer les coûts sanitaires et de dépollution. Il ne tient qu’à nous d’utiliser cet argent public d’une manière plus responsable en l’investissant dans les nouvelles sources d’énergie.

Il y a actuellement plus de 400 réacteurs nucléaires à travers le monde - dont un grand nombre se trouve sur des sites à haut risque de catastrophes naturelles ou de bouleversements politiques. Ces centrales fournissent moins de 7 % de la consommation mondiale d’énergie [1]. En tant que dirigeants du monde, vous pouvez travailler ensemble afin de remplacer cette petite quantité d’énergie d’origine nucléaire par d’autres sources d’énergie facilement disponibles, très sûres et économiquement abordables, pour nous engager vers un avenir sans carbone ni nucléaire.

Il nous est impossible d’empêcher de se produire les catastrophes naturelles comme celle qui vient d’avoir lieu au Japon, mais ensemble nous pouvons faire de meilleurs choix quant à nos sources d’énergie.

Nous sommes en mesure d’abandonner les combustibles fossiles ainsi que l’énergie nucléaire et d’investir dans une révolution des énergies propres. Ce changement est déjà en marche. Ces cinq dernières années, à l’échelle mondiale, l’éolien et le solaire ont produit plus d’énergie que les centrales nucléaires. Les revenus mondiaux provenant du solaire, de l’éolien et des autres sources d’énergie renouvelable ont bondi de 35 % en 2010. Investir dans ces énergies renouvelables sera également créateur d’emplois.

Les sources d’énergie renouvelable sont l’une des clés majeures pour un avenir pacifique. C’est pourquoi on trouve tant de gens à travers le monde - et spécialement les jeunes - qui s’engagent déjà de leur propre initiative dans cette transition, sans attendre que les gouvernements agissent en ce sens.

En s’engageant pour un avenir sans nucléaire et faiblement émetteur de carbone, les États pourront s’associer et renforcer le mouvement mondial, grandissant et de plus en plus influent, de citoyens qui rejettent la prolifération nucléaire et soutiennent les énergies renouvelables. Nous vous demandons de vous joindre à eux pour transmettre un héritage fort qui assurera la vie et la protection non seulement des générations futures mais aussi de notre planète elle-même.

Cordialement,

Betty Williams, Irlande (Prix Nobel 1976)
Mairead Maguire, Irlande (Prix Nobel 1976)
Rigoberta Menchu Tum, Guatemala (Prix Nobel 1992)
Jody Williams, États-Unis (Prix Nobel 1997)
Shirin Ebadi, Iran (Prix Nobel 2003)
Wangari Maathai, Kenya (Prix Nobel 2004)
Archevêque Desmond Tutu, Afrique du Sud (Prix Nobel 1984)
Adolfo Perez Esquivel, Argentine (Prix Nobel 1980)
Président Jose Ramos Horta, Timor oriental (Prix Nobel 1996)

Traduit de l’anglais au français par Laurienne Mazure et Xavier Rabilloud pour le Réseau "Sortir du nucléaire".

- Lire le texte original de la lettre, en anglais

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 20:40

Le nouveau court métrage du CAN !

 

Lumière

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 13:17

 

 

affiche couleur

 

 

Détails de la programmation

 

 

 

Conférences:

 

 

La Françatomique, avec André Paris

 

(18h à la Halle)

 

Après avoir réalisé en partenariat avec la CRIIRAD : "Contaminations radioactives, Atlas France et Europe", André Paris a constaté que les installations atomiques étaient méconnues, même paysagèrement. Ceci au royaume atomique France qui en est pourvu plus densément que nul autre. Le visiorama commenté : "Françatomique" propose d'en faire le tour.

 

"Un ingénieur agronome et géologue, spécialiste bénévole de la mesure de contamination des sols sillonne toute l’Europe de 1999 à 2001, pour enregistrer une « image » de la radioactivité « vue » à la surface du sol. 3 000 mesures qui apportent une information indépendante sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl."

 

publication: « L’Atlas des contaminations radioactives » d’André Paris, Ed. Yves Michel. 

 

association "les enfants de tchernobyl"

la CRIIRAD

 

 

Le scénario de transition énergétique de Négawatt, avec Samuel Martin:

 

(16h30 à la salle du conseil, mairie)

 

l'association Négawatt


La dépendance française au pétrole et au nucléaire est-elle trop massive pour imaginer un avenir qui en soit libéré ? Non. Un seul scénario a exploré jusqu'au bout cette logique, et sans se confiner au seul secteur électrique (20% de tous les besoins énergétiques français): celui de l'association d'experts NégaWatt, qui propose une trajectoire, décrivant comment l'on passe de 2010 à 2050 avec un système énergétique durable, sans CO2, autonome et sans pari technologique...

 

Ville en transition, avec Philippe Jury

 

(15h, salle du conseil, mairie)

 

Grenoble en transition

 

 

Ateliers (sur les quais):

 

 

14h30 - Fabriquer d'encres végétales, avec Marie Marquet:

3 ateliers d1h: 14h30/15h30/16h30


Teinturière, archéologue et ethnologue, spécialisée dans l'histoire des techniques du textile et de l'usage des plantes en teintures, animera un atelier enfants/adultes pour réaliser soi-meme des encres végétales.

"Archéologue, ethnologue ayant travaillé en Afrique, au Proche orient et en Asie, spécialisée dans l’étude des textiles, et plus précisément des sources naturelles de colorants: plantes tinctoriales, champignons, insectes et mollusques. Des techniques de teintures, présentées régulièrement dans différents musées et sites au travers d’ateliers pour le grand public. Des formations et des stages. Un ouvrage publié chez Belin, intitulé « Guide des teintures naturelles ».

La thématique des teintures végétales permet de transmettre un regard attentif et émerveillé sur le monde : un certain rapport avec notre environnement, qui nous offre de nombreuses ressources aujourd’hui méconnues, à préserver, la fascination pour la manifestation de la chimie des couleurs, le bonheur de marcher en ville ou à la campagne et de pouvoir reconnaitre et nommer les végétaux rencontrés, de savoir en tirer la couleur, grâce à des recettes simple ou complexe issu du patrimoine de chaque culture…. Et donner du sens aux matières et couleurs qui nous servent de deuxième peau."

http://www.teinturesnaturelles.fr/

 

 

Présentation de panneaux solaires par Riquet de la ressourcerie verte:

 

Présentation de panneaux solaires fabriqués à partir de matériaux de récupération

la ressourcerie verte de Romans

 

 

Présentation de séchoirs solaires locaux autoconstruits et modèles de l'association Fééda

 

 

Et durant toute l'après midi:

 

Ateliers pour les enfants:

 

Fabrication de bolas colorées en moins de deux ! (amenez vos vieux journaux!)

 

 

Land-Art avec Mariane Duport, artiste plasticienne:

 

Réalisation d'un mandala

 

 

Musique:

 

 

Kévin et sa guitare -14h:


" Auteur, compositeur et interprète de chanson française, j'écris des chansons à texte depuis quelques années pour lesquelles je m'accompagne à la guitare. Tantôt militantes, tantot poétiques, souvent engagées et toujours sincères, ces chansons parelent de la vie et de mon regard sur celle-ci."

 

 

Philipe Audoin -15h:

 

"Chansons d'humeur, chansons d'humour... Un regard énergétique et poétique où l'utopie rejoint la réalité dans un nouvel enchantement... durable!"

 

 

Bal Folk à 20h avec

 

Folk'season:


Folk'season vous entraine à la découverte d'airs traditionnels de France, du Québec et d'Irlande pour danser ensemble.

www.myspace.com/folksason

 

Les Faucons folks:

 

Venez découvrir des musiques traditionnelles d'horizons divers interprètées par un groupe aux sonorités éclectiques ! 

 

 

 

boire et manger avec nous  

 

 

 

Toute l'après midi ,

 

Bar à bière bio et limonade bio à la pression (Bière du Vercors)

 

Salon de thé sur les quais: gateaux, thés, infusions...sur de confortables canapés en regardant nos dernières créations vidéo pourquoi pas ?   

 

Le soir, repas indien en plein air, proposé par Bastien Faure (pas de réservation)

samosas, riz et dhal, crudités, lassis..


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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:42

" Die in" des femmes contre le redémarrage de la centrale d'Ooi au Japon.

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:00

La pétition en ligne d'Avaaz contre la réouverture de la centrale d'Ooi:

 

http://www.avaaz.org/en/no_restart_sam/?rc=fb&pv=69

 

 

La lettre de protestation du réseau Sortir du nucléaire:

 

Lettre de protestation adressée à M. Yoshihiko Noda, Premier Ministre japonais, au sujet du redémarrage des réacteurs d'Ohi

Depuis le 5 mai 2012, l'ensemble du parc nucléaire japonais est à l'arrêt. Mais alors que la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi, et en particulier la situation précaire de la piscine de combustible du réacteur n°4, représentent toujours une menace des plus graves, l'industrie nucléaire nippone fait pression sur le gouvernement pour redémarrer des réacteurs au plus vite, contre la volonté de la population.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'associe à la protestation contre le redémarrage des réacteurs de la centrale d'Ohi, initiée par plusieurs associations japonaises (Citizens’ Nuclear Information Center (CNIC), Les Amis de la Terre Japon, Green Action, No Nukes Asia Forum, Peace Boat, Shut Tomari) et réaffirme vivement son soutien aux victimes de l'accident de Fukushima et à la société civile japonaise qui lutte pour un Japon sans nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a repris à son compte cette lettre de protestation rédigée par ces associations à l'attention du Premier ministre Yoshihiko Noda ; une délégation franco-japonaise l'a remise ce vendredi 15 juin à l'ambassade du Japon en France.


 

Lettre de protestation




« Honte à vous, M. Noda - Écoutez votre peuple et montrez-vous responsable - Ne redémarrez pas les réacteurs d'Ohi - Proposez une politique énergétique responsable fondée sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables »

 

Le 14 juin 2012



Monsieur,

Nous protestons contre votre décision de redémarrer deux réacteurs nucléaires à Ohi, dans la préfecture de Fukui. Nous vous prions de revenir sur votre décision et d'imposer un moratoire sur l'énergie nucléaire au Japon. Nous vous demandons de proposer une politique énergétique responsable pour un Japon sans énergie nucléaire, reposant sur les économies d'énergie et sur les énergies renouvelables.

Voici nos raisons :

  • 1 - Votre décision est antidémocratique. Le public japonais ne vous soutient pas. De nombreux membres et parlementaires de votre propre parti ne sont pas d'accord avec vous.

  • 2 - L'entière vérité quant à la fusion des trois réacteurs de Fukushima n'a pas encore été établie.

  • 3 - Les normes de sécurité temporaires appliquées lors des stress tests, qui prévalent aujourd'hui et sur lesquelles vous vous êtes fondé lorsque vous avez déclaré que les réacteurs d'Ohi étaient sûrs, sont insuffisantes. Pour le moment, les mesures de sécurité essentielles exigées par les stress tests n'ont pas encore été mises en œuvre à Ohi. On n'a pas vérifié si les réacteurs pouvaient être arrêtés en toute sécurité en cas de séisme grave.

  • 4 - Si de nouvelles normes de sécurité sont formulées, elles doivent être supervisées par une agence de sûreté nucléaire réellement indépendante. Cette agence n'a pas encore été mise en place, et les procédures parlementaires viennent tout juste de commencer.

  • 5 - La nette augmentation de l'activité sismique au Japon depuis le tremblement de terre et le tsunami dévastateurs du 11 mars est alarmante. La présence de failles actives dans le voisinage des réacteurs d'Ohi, voire sous le site même, est un motif de préoccupation majeur.

    Vous pouvez voir en cette lettre une ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Japon. Cependant, nous savons depuis Tchernobyl et Fukushima que les retombées des accidents nucléaires ignorent les frontières nationales, mais qu'elles ont des effets graves sur l'environnement dans le monde entier et présentent des risques encore inconnus pour la santé de toute l'humanité. Nous estimons qu'il est moralement de notre devoir de vous exprimer nos préoccupations.

    Nous savons également que nos préoccupations sont celles de nombreux habitants de votre pays, et qu'une majorité n'est pas d'accord avec vous. Nous éprouvons un grand respect pour le peuple japonais, son sens du bien commun et de l'entraide dans les périodes de grande difficulté. Nous sommes convaincus que sa créativité et sa volonté l'aideront à surmonter les difficultés actuelles et à reconstruire un Japon sans énergie nucléaire.

    En conséquence, nous vous prions respectueusement de reconsidérer votre décision de redémarrer les réacteurs d'Ohi et de déclarer un moratoire sur l'énergie nucléaire. Nous vous demandons de proposer une politique énergétique responsable pour un Japon sans énergie nucléaire, reposant sur les économies d'énergie et sur les énergies renouvelables.


    Respectueusement,

    Le Réseau « Sortir du nucléaire »
    Fédération regroupant 940 associations
    et 57 000 citoyens
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:20

Plus aucune centrale nucléaire en activité au

 

Japon : un exemple à méditer !

 

Depuis le 5 mai 2012 à 16h (23h au Japon), avec la fermeture du réacteur de Tomari (sur l’île d’Hokkaido), le Japon ne compte plus aucune centrale nucléaire en activité. Cet état est peut-être provisoire, mais l’archipel aura au moins apporté la démonstration qu’un pays industrialisé peut techniquement se passer de cette énergie en un an et quelques mois.

 

Maintenir un Japon sans nucléaire : le bras de fer entre le gouvernement et les populations

À la suite du tremblement de terre du 11 mars, plusieurs centrales nucléaires japonaises ont été mises à l’arrêt ; tout au long de l’année, d’autres ont été arrêtées pour maintenance. La population et les autorités locales s’opposent à leur redémarrage, car elles sont conscientes du risque qui continue de planer sur le Japon – un nouveau séisme ravageur n’est pas à exclure dans les prochaines années, et la situation à la centrale de Fukushima Daiichi reste très préoccupante, bien loin de toute « reprise de contrôle » contrairement à ce que voudrait faire croire Tepco, en particulier en ce qui concerne la piscine du réacteur n°4 [1]. .

Avec l’arrêt de Tomari, le Japon pourra enfin dire au revoir au nucléaire… même si cet arrêt risque d’être provisoire. Déjà, le gouvernement prévoit de remettre en fonctionnement deux réacteurs de la centrale d’Ohi, dans la préfecture de Fukui, bien que ceux-ci n’aient pas fait l’objet de travaux pour améliorer leur sûreté. Le Premier Ministre espère pour cela obtenir l’approbation des autorités locales d’ici juillet prochain. C’est sans compter sur l’opposition de la société civile japonaise. Plusieurs militants mènent actuellement une grève de la faim devant la centrale d’Ohi et le Ministère de l’Industrie pour que le Japon reste sans nucléaire ; parmi eux, des moines, des femmes de Fukushima, et des intellectuels comme le reporter indépendant Satoshi Kamata, un des initiateurs de la pétition internationale « Adieu au nucléaire ».

 

Un Japon sans nucléaire, ça peut marcher !

Pour justifier le redémarrage des centrales, le gouvernement et les opérateurs électriques prétextent une pénurie d’électricité imminente, les consommations les plus importantes ayant lieu l’été. Selon le gouvernement japonais, le déficit pourrait atteindre 9 % lors des pics de consommation d’électricité ; selon Kepco (Kansai Electric Power, la société qui exploite la centrale d’Ohi), il pourrait même avoisiner les 16 % dans la région du Kansai. Cependant, pour les associations, ces chiffres ne tiennent pas compte des économies d’électricité réalisables. Pour Aileen Mioko Smith, porte-parole de l’ONG Green Action Japan, les firmes surestiment la consommation estivale à venir et le Japon pourrait passer l’été sans réacteurs et sans pénurie, avec même un supplément d’électricité de 3,5 % [2] !

Cette fermeture définitive des réacteurs pourrait constituer le point de départ pour une politique énergétique d’avenir pour le Japon. Déjà, en 1999, une étude montrait la voie pour la dénucléarisation de l’archipel. Ainsi, selon une étude récente de Greenpeace, un Japon sans nucléaire en 2012 pourrait d’ici 2020 produire 43 % de son électricité à partir des énergies renouvelables, et réduire de 25 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, respectant ainsi ses objectifs internationaux.

 

Le volontarisme et les économies d’énergie portent leurs fruits

Avant le 11 mars 2011, le nucléaire représentait 28 % de la production d’électricité japonaise. Pour faire face aux arrêts successifs des réacteurs nucléaires pendant l’année écoulée, le Japon a certes recouru à des importations de combustibles fossiles et à des délestages sélectifs [3] ; mais on peut aussi souligner qu’une partie de l’effort a été réalisé grâce aux économies d’énergie. Dès le printemps 2011, des mesures volontaristes ont été adoptées, aboutissant à réaliser 15 % d’économies d’électricité dans les entreprises. Dans la vie de tous les jours, des mesures de sobriété ont été mises en œuvre, dont certaines relevaient du simple bon sens : réduire en partie le (sur)éclairage public, réduire la climatisation et assouplir les codes vestimentaires imposés aux salariés par leurs employeurs, arrêter certains escalators et portes automatiques, supprimer l’éclairage des distributeurs de boissons [4]… Grâce à toutes ces mesures, la pointe de consommation a baissé de près de 18 % sans désagrément majeur pour la population.

Comme nous le montre le Japon, ainsi que d’autres exemples internationaux [5], des mesures volontaristes et simples d’économies d’énergie pour supprimer les consommations inutiles permettent de réduire très rapidement la consommation d’électricité, et donc le nombre de réacteurs nucléaires en activité. Il serait bon que les futurs dirigeants français, qui ne prévoient au mieux que la fermeture de Fessenheim pour les 5 années à venir, tirent de l’exemple japonais les leçons qui s’imposent. N’attendons pas une catastrophe nucléaire pour mettre en œuvre ces mesures en France !

Le 5 mai, c’est également le jour de la Fête des Enfants au Japon ; à cette occasion, la tradition veut que l’on hisse des carpes en tissu de toutes les couleurs dans les airs. Les militants japonais ont appelé à hisser des carpes vertes, en signe d’adieu au nucléaire. À Paris, un rassemblement a eu lieu devant le Jardin d’Acclimatation.  

 

(article du réseau "Sortir du Nucléaire" de la lettre d'info mai 2012)

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:00

chainelogo

 

Grâce à vous, nous étions 60 000 à nous donner la main de Lyon à Avignon, pour affirmer tou-te-s ensemble que nous voulons la sortie du nucléaire !

Cette mobilisation historique est une véritable démonstration de force du mouvement antinucléaire français.

 

ponsas9Eve 

 

    

ponsasC95Eve

 

 

La chaine humaine sur le tronçon "Tain - St Vallier", notre reportage :

 

 

 

Chaîne inhumaine

  (Laurent Poirier 2012)

 

 

 

Reportage de BFM-TV 

 

 

Lisez la lettre de soutien de Stéphane Hessel

 

 

"Chers amis,

Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a rappelé au monde entier que la technologie nucléaire est mortifère, et que prétendre la contrôler est une illusion. Un an après jour pour jour, une immense chaîne humaine va relier Lyon à Avignon, dans cette vallée du Rhône où quatorze réacteurs nucléaires exposent des millions de gens à un risque intolérable.

Solidaires avec le peuple japonais, des dizaines de milliers de personnes venues de toute la France et d’autres pays européens vont réagir ensemble, pour affirmer haut et fort : "Sortir du nucléaire, c’est possible !"

 

   je voudrais dire à chacune et chacun d'entre vous:

  vous aussi insurgez vous,

  vous aussi, mobilisez vous,

  pour la sortie du nucléaire!


Je veux saluer la détermination des citoyens à l’origine de cette initiative coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire". Refusant que la France soit condamnée à subir tôt ou tard un accident nucléaire majeur comme celui qui a frappé le Japon, c’est une véritable "réaction en chaîne humaine" qu’ils ont lancée.

Aujourd’hui, je tiens à partager avec vous mon soutien à cette mobilisation, qui est à mes yeux une véritable insurrection démocratique. Je voudrais dire à chacune et chacun d’entre vous : vous aussi, insurgez-vous ; vous aussi, mobilisez-vous pour la sortie du nucléaire !

Ensemble, nous pouvons être suffisamment forts pour résister au lobby nucléaire et pour nous réapproprier la question énergétique. Nous devons refuser que les choix qui nous engagent et qui engagent nos enfants et petits-enfants pour des décennies soient dictés par des industriels qui n’ont que faire des déchets éternels et de la pollution qu’ils laissent aux générations futures.

La France doit sortir du nucléaire, elle doit dire adieu à cette technologie dangereuse. Elle doit sans retard se tourner vers les énergies renouvelables et un usage plus sobre et raisonnable de l’énergie. En un mot, la France doit choisir un avenir énergétique... plus humain ! Nous savons que c’est possible, alors n’attendons pas qu’il soit trop tard.

Vous non plus, n’attendez pas... le 11 mars, rejoignez la grande chaîne humaine pour la sortie du nucléaire !"

Stéphane Hessel
Ancien résistant et diplomate
Auteur du manifeste "Indignez-vous !"

 

 

 

 

  

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  • : CAN Commission pour des alternatives au nucléaire sud gresivaudan
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  • : Le CAN, collectif né le 28/09/11 est devenu la "Commission pour des Alternatives au nucléaire", au sein de l'Association GSE depuis le 15/04/13. Il s’est monté à l’initiative de citoyens de Saint Marcellin, du Royans et des alentours et est ouvert à toutes personnes et associations désireuses d’agir pour l’arrêt du nucléaire et la mise en place d’alternatives durables (ni nucléaire, ni gaz de schistes). contact: cansudgresivaudan@yahoo.fr
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